Fichier pour imprimante 3d


Le fichier 3d, c’est quoi au juste ?

Il s’agit de la transposition en trois dimensions des données issues : soit directement d’un scanner 3d (laser, lumière structurée ou modulée, stéréoscopie…). Auquel cas l’on obtient une forme de surface sans structure interne. Ce peut être aussi bien une dent artificielle, qu’une pièce industrielle. Soit avec un logiciel de Conception Assistée par Ordinateur (CAO), qui offre la possibilité de créer des structures intérieures. Ce sont par exemple les maquettes de bâtiments ou navires, ou les pièces complexes. Pour autant et quelle que soit l’origine du fichier, l’imprimante aura besoin de données sur la forme, la structure et la couleur qui pour chacune d’elles devront être parfaitement localisées sur les trois axes X, Y, Z et verrouillées. C’est ce que l’on appelle le maillage. Secondairement, ces données devront être découpées en tranches horizontales, correspondant aux passages successifs des têtes d’impressions de matière.

Comment créer un fichier pour imprimante 3d ?

Si la création d’un fichier imprimante 3d à partir d’un scanner, est relativement transparente pour l’utilisateur, il n’en va pas de même pour la CAO, qui impose la maitrise parfaite des logiciels. Chaque élément devra être créé séparément : le squelette, le remplissage de structure, avec la couleur et la texture et pour finir l’éclairage et l’ombrage. Chacune de ces opérations créant un sous-fichier intégré au fichier final, avec un format de sortie exploitable par l’imprimante.
Il existe deux types de logiciels CAO : les libres et gratuits pour la plupart, à l’image de Bender, Sketch up ou Free CAD (concernant ce dernier la maitrise du langage PYTHON est souhaitée). Les professionnels payants, avec les produits emblématiques de la firme Autodesk, que sont : Auto CAD, Maya, 3DMax. Ou leurs homologues : Rhino 3D, ou Solidworks du Groupe Dassault Systèmes. À cela s’ajoutent des logiciels annexes, pour créer des détails environnementaux ou de structure (profondeur de modelage…), à partir de base de données, augmentant ainsi la productivité.

Le problème de la compatibilité des fichiers de la chaine 3d

Chaque logiciel utilise en interne ses propres fichiers 3d de travail. Une fois le projet terminé, ceux-ci sont regroupés au sein d’un unique fichier, au format d’exportation (vers l’imprimante). Au total, il existe actuellement une bonne trentaine de fichiers pour imprimante 3d, peu ou prou reconnus par toutes les marques et modèles de machines.
Le fichier principal, considéré à l’heure actuelle comme un standard, est le STL (pour STereoLithograph). Pour autant c’est un fichier de base (type fil de fer), qui ne prend pas en compte les textures, couleurs, éclairages et autres paramètres. Parmi les autres fichiers, nettement plus performants et complets, l’on peut citer : 3DS (3DStudio), DXF (Auto Cad), STEP ou ISO 10303. Ce dernier extrêmement complet, quant aux données prises en compte, pour tout le cycle de vie du produit créé.